Blog de GOLDEN-AGE-OF-HOLLYWOOD Charles SPENCER CHAPLIN, Jr., dit Charlie CHAPLIN, est un acteur, réalisateur, producteur, scénariste, écrivain et compositeur britannique né à Londres le 16 avril 1889 et mort le 25 décembre 1977 à Corsier-sur-Vevey, en Suisse. Par son jeu de mime et de clownerie, il a su se faire remarquer, devenir l'un des plus populaires acteurs d'Hollywood et réaliser des courts puis des longs métrages qui l'ont rendu célèbre. Charlie CHAPLIN fut l'un des personnages les plus créatifs de l'ère du cinéma muet. Réalisateur, scénariste, producteur, monteur, et même compositeur de la musique de ses films. Sa carrière a duré plus de soixante-cinq ans, du music-hall en Angleterre, jusqu'à sa mort, en Suisse. Inspiré par l'acteur burlesque français Max LINDER, son personnage Charlot, pour les francophones, The Tramp (le vagabond) dans les pays anglo-saxons, apparaît pour la première fois dans Charlot est content de lui ("Kid Auto Races at Venice"), le 7 février 1914. C'est un sans domicile fixe qui a des manières raffinées dignes d'un gentleman, muni d'une canne de bambou, coiffé d'un chapeau melon, vêtu d'une veste étriquée et d'un pantalon qui tombe sur des chaussures trop grandes. Cette allure lui vaut la réputation de « vagabond » misérable et roué, asocial et obstiné, révolté et sentimental. Après la crise économique des années 30 et l'arrivée du parlant, CHAPLIN modifie son personnage, puis l'abandonne dans ses longs métrages des années 40 et 50, dans lesquels il continue (sauf pour son dernier film) à tenir les rôles principaux, ceux de personnages à la fois comiques, révoltés et sentimentaux, dénonçant l'injustice. Cet engagement social lui vaut des accusations de sympathies communistes lors de la période du maccarthysme. Il quitte les USA, qui ne lui remettent un oscar d'honneur qu'à la fin de sa vie. La vie publique et privée de Charlie CHAPLIN a fait l'objet d'adulation comme de controverses... Il conjugue tout cela dans "Les Temps modernes" (1936), le dernier film muet de l'histoire et l'un des plus célèbres, sinon le plus célèbre, de son auteur. Il n'intègre que quelques scènes dialoguées, l'essentiel du film restant muet. Il prouve à ses détracteurs qu'il faut encore compter avec lui et que le parlant n'est pas un problème. Après de multiples emplois, Charlot est engagé dans un restaurant. Il doit chanter, mais le trac le paralysant, il oublie ses paroles. Le personnage joué par Paulette GODDARD les lui copie sur ses manchettes. Malheureusement, lors de son entrée, il envoie valser ses « antisèches ». Il balance un charabia incompréhensible (mélange de sonorités françaises et italiennes), assorti d'une pantomime qui fait rire l'assistance. Charlot s'en sort avec le langage du clown. Cette scène est un évènement : pour la première fois, le public du monde entier peut entendre la voix de son acteur fétiche. Ce film est également l'ultime apparition à l'écran du personnage Charlot. Il parle aussi de la difficulté du travail à la chaîne qui rend fou la plupart des employés, dont le personnage interprété par CHAPLIN, ce qui lui vaut un passage à l'hôpital psychiatrique dans le film. Retranscription des paroles de la chanson de Charlot dans "Les Temps modernes" : « Se bella piu satore, je notre so catore, Je notre qui cavore, je la qu', la qui, la quai! Le spinash or le busho, cigaretto toto bello, Ce rakish spagoletto, si la tu, la tu, la tua! Senora pelefima, voulez-vous le taximeter, La zionta sur le tita, tu le tu le tu le wa! »


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